Ce matin, vers 6h00 (ou 5h00 ou 7h00? je suis confus à ce sujet aussi), je me suis installé devant mon ordinateur portable, un grand verre de jus d'une main et une toast dégoulinante de beurre de pinotte de l'autre, et je me suis attelé à la correction d'Averia 2.
Et... J'avoue que ce sentiment perdure depuis un moment déjà. Je relis ce manuscrit (auquel je n'ai pratiquement pas touché depuis mars 2010) et je me demande...
Est-ce vraiment moi qui ai écrit ce truc?
Je vous donne un exemple. Ce matin, voici ce que j'ai trouvé en ouverture de scène:
«J'étais dans le corridor de l'hôpital avec mon père. Nous marchions vers la chambre de Myr tout en évitant les infirmières et les médecins qui se pressaient dans les passages étroits.»
Alors que je me souvenais plutôt avoir rédigé quelque chose comme...
«Les corridors encombrés de l'hôpital dégageaient une forte odeur de désinfectant. Une odeur persistante, chimique, qui me rendait inévitablement mal à l’aise. Nous marchions, mon père et moi, vers la chambre de Myr tout en évitant les infirmières et les médecins qui se pressaient dans les passages étroits. L’état des lieux laissait croire que l’établissement subissait un siège. Des chariots couverts de pansements, de gants, de gazes et d’outils métallique s’entassaient entre les civières qu’on avait parquées devant les murs, ne libérant qu’un mince filet pour circuler. Surmontant mon aversion pour...»
Hypothèse 1 : Pendant les nombreuses réécritures d'Averia 1, je me suis bêtement mis à idéaliser le manuscrit qui patientait dans mes carnets électroniques. J'ai oublié les difficultés, les maladresses de mes débuts. Je lis et je sens la hâte, l'envie de passer directement aux scènes de conflits, d'épreuves, sans prendre le temps de m'attarder aux détails et à ce qui mène à ces morceaux d'histoire. Sans prendre le temps de construire l'ambiance.
Je crois que je tournais les pages de mon vieux manuscrit en m'attendant à y trouver les leçons que j'ai apprises depuis.
Ou...
Hypothèse 2 : Je suis victime de sabotage!!
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Dans un autre ordre d'idées, mes traits ont été immortalisés hier, figés sur pixel par l'oeil d'un maître, le photographe Patrick Lemay.
Vous en saurez plus bientôt.
