dimanche 7 mars 2010

Une odeur familière

Cet après-midi, je suis sorti sur le balcon, les Chroniques de l'Oiseau à ressort à la main et j'ai lu près d'une heure.

Mais, malgré le soleil, il faisait tout de même un peu froid. Alors je suis rentré pour poursuivre ma lecture au chaud, sur le divan du salon.

Posant momentanément mon livre de côté, j'appuyai les mains sur ma tête et je laissai vagabonder mes pensées. Distraitement, ma main droite glissa sur mon visage et un effluve capta mon attention.

J'inspirai profondément. Du plat de ma main se dégageait une odeur qui m'était étrangement familière. Une odeur qui me renvoie à de vagues souvenirs de longues journées d'été au soleil, à se baigner dans la piscine à la maison de mon enfance.

Seule ma main droite exhale cette odeur. Et elle est éphémère. Dès que je l'inhale à un endroit, elle disparaît. Mon nez s'abreuve de cette odeur jusqu'à ce que celle-ci soit complètement dissoute. Bientôt il n'en reste rien.

Rien d'autre qu'un pâle sourire accroché à mes lèvres.

samedi 6 mars 2010

Plogue potentielle et dilemme

Un chummy que j'ai pas revu depuis le secondaire a eu vent de mes manuscrits.
Il prétend pouvoir m'aider du haut de sa maîtrise en marketing et grâce à ses contacts chez Archambault. Son ancienne boss est chef du club de lecture et est en contact avec plusieurs maisons d'éditions.

Il me propose de lui faire parvenir les 50 premières pages d'Averia pour qu'il puisse les laisser à son ancien patron.

Maintenant, grosse question: achèteriez-vous Averia, premier du nom, après avoir lu seulement les 50 premières pages???

Mon guess: non.

Ça coupe au moment au Seki se dispute avec Myr. Juste après que Seki aie confronté Kodos et les membres du Front de Libération d'Averia.

J'ai conscience de ne pas avoir une écriture extraordinaire. En somme, je trouve que ces 50 premières pages sonnent un peu vides.

Que puis-je faire? Tricher et négocier 14 petites pages supplémentaires? Comme ça on a l'élément déclencheur avec la bombe qui explose.

Trafiquer le début du roman et faire de grandes coupures? J'ai peur que ça déforme le récit, que ça ait l'air garoché. Je trouvais pas que mon «build-up» était si long que ça, mais si je n'ai que 50 pages pour être jugé....

Bref... argh!

Question à tout hasard: Si y a des trucs à améliorer sur Averia 1 (surtout les premières pages), ce serait le temps de me le faire savoir.

Feedback

Mon frère veut voir les dessins que j'ai fait de mes personnages.

J'lui montre mon dernier de Myr.
«Tu arrives à deviner qui c'est?» lui dis-je.
«C'est Laïka?»
«Non. Laïka a les cheveux blonds.»

Mais bon, c'est pas dit souvent dans le texte, alors ça passe... Mon frère s'essaie encore à deviner de qui il s'agit.
«Ah. Dans ce cas c'est la soeur du salopard.»
«Le salopard?»

Je sais qu'il parle de Kodos. Mais je me sens devenir de plus en plus acide.
«Ouais. Orbo...? Or.... Tu sais, le gars qui a fait sauté une bombe dans le premier.»
«Kodos?»
«Ouais! C'est ça. T'as dessiné la soeur de Kodos.»
«Non... la soeur de Kodos c'est Laïka.»
«Alors je sais vraiment pas, Pat.»

Je lui dis que c'est Myr.
«Tu sais Martin, j'suis plus sûr que t'aies vraiment lu les textes que je t'ai envoyé...»*

Et pourtant, il a tout lu dimanche dernier et m'a assuré que «c'était très bon.»


*Je ne me fais pas d'illusion sur mes talents de dessinateurs. J'imagine que c'est normal de ne pas reconnaître un personnage en dessin du premier coup d'oeil. Surtout que la description physique est sans doute une de mes failles. Mais messemble que... misère...

jeudi 4 mars 2010

Manger une pomme

Je m'assois par terre avec une pomme.
J'ouvre grand la fenêtre.
Je laisse l'air froid entrer dans la maison.
Et je savoure.
Je savoure la pomme.
Je savoure ma solitude.
Je savoure le ciel bleu et les rayons de soleil qui traversent mon balcon.

***

Belle journée

Afghanistan

Mon chum m'a envoyé d'autres photos de son désert.








mercredi 3 mars 2010

Sous-titre?

On m'a dit «comment s'appelle la suite?»
J'ai répondu «Averia 2»
On m'a dit «c'est ben plate. Tu devrais mettre des sous-titres, comme Harry Potter et le Prisonnier d'Azkhaban»
J'ai dit «J'avoue que ça sonne mieux qu'Harry Potter 2, 3, 4 ...»

Mais j'avoue que j'ai pas beaucoup d'idée pour des sous-titres...

Averia 1: l'insurrection
Averia 2: la trahison

Ça me paraît faible un peu... et pas très original.

Averia 1: Seki
Averia 2: Myr
Averia 3: Jorulia Vassal (!?!!)

Dommage qu'Averia ne soit pas une «fantasy». Je pourrais ploguer plein de noms «étranges» dans les titres...

Averia 1: Seki et la promesse d'Haraldion le sage
Averia 2: Myr et le mystère de Kavel Assalia

(Bon sang que ce serait nul...)

Non... depuis une heure que je zyeute les titres de romans populaires, et y a rien qui m'inspire. Mention spéciale pour les sous-titres des Chevaliers d'Émeraude: beurk et re-beurk, non? À commencer par «Le feu dans le ciel» ou «La princesse rebelle». Qui a envie de lire ça?

Je suis peut-être de mauvaise foi mais... purée...

Peut-être que j'ai de la difficulté à trouver des titres pompeux parce que je ne suis pas très ambitieux dans mon écriture. Seki n'est pas proclamée reine d'Averia à la fin du premier. Myr ne se joint pas à une «armée de l'ombre» suite à sa trahison (pire encore, elle commence à avoir de la difficulté à détester les Tharisiens...). Les Tharisiens ne construisent pas de «machine de la mort ultime» pour détruire l'humanité.

Bref... est-ce que c'est parce que je suis plate?

J'ose espérer que non.

J'écris pas ce genre d'histoires parce que 1-ça me semble un peu ridicule et 2-ça ne m'intéresse pas.

Comme je disais à mon frère y a pas longtemps, oui, je m'investis beaucoup dans la «toile de fond», mais je tente surtout de cadrer l'image sur les personnages. Sur ce qu'ils vivent, ce qu'ils ressentent, sur leur cheminement. Le conflit entre les humains et les Tharisiens, c'est pas l'intérêt principal de mes romans. Je fais tout mon possible pour que ce soit intéressant, mais je m'efforce surtout de rendre tout ça plausible.

Je sais bien qu'il faut que, d'une façon ou d'une autre, mes personnages soient au coeur de l'action, mais je tente aussi de suggérer que le monde qui les entoure est complexe. C'est un dosage plutôt ardu. Les personnages déclenchent des actions qui les dépassent. Ils vivent d'abord des émotions d'humains ordinaires avant de se lancer dans des aventures abracadabrantes.

Ce que j'essais surtout d'éviter, c'est ce que j'appelle le syndrome «Jurassic Parc 2». Je suis fatiguant avec ça et je n'arrête pas de casser les oreilles à quiconque veut bien m'écouter, mais je vais l'expliquer ici une bonne fois pour toute.

Dans Jurassic Parc 1, on retrouve une bande de scientifiques d'origines diverses qui visitent un parc rempli de dinosaures. Les choses tournent mal et les personnages doivent lutter pour survivre. C'était prenant parce que ça mettait en scène des gens «ordinaires» dans une situation extraordinaire. On pouvait plus ou moins s'identifier aux personnages (c'est sans doute pour ça qu'ils ont foutu deux enfants dans le groupe) et s'inquiéter de leur sort.

Dans Jurassic Parc 2... oh non, il y a des dinosaures sur une île. C'est à NOUS d'y retourner et de sauver tout le monde. Oh non, on a ramené un T-Rex à New York et il s'est enfui. C'est à NOUS de le poursuivre et d'accomplir des actes héroïques.

Vous me suivez? C'est que du courage par dessus du courage. Pour moi, c'est inintéressant. Les personnages perdent de leur valeur.

C'est ce que je souhaite éviter avec Averia. Ne pas gonfler inutilement l'importance des personnages dans le conflit qui sévit entre les humains et les Tharisiens. Il faut que ça reste personnel. Sinon il n'y a plus d'émotions impliquées.

Bon, j'm'en allais où avec tout ça? C'était pour expliquer que j'avais de la difficulté à trouver des sous-titres accrocheurs? Un autre bel exemple de concision...

lundi 1 mars 2010

Photoshop

J'suis pas ben bon pour dessiner avec ça, mais je me suis amusé un peu avec les filtres...