dimanche 8 février 2009

conversation sur l'oreiller

Il m'arrive souvent de m'amuser à poser Julie dans un dilemme. Du genre 'me tromperais-tu si on t'offrait 1 million?' Pas parce que la réponse m'importe réellement, seulement parce que c'est drôle de la voir se fâcher.

Eh bien hier, sur l'oreiller, elle a décidé de me rendre la pareil, mais de sa façon bien à elle...

Julie: Qu'est-ce tu ferais toi si on me kidnappait pis qu'on te demandait une rançon pour qu'on m'libère?
Pat: J'paierais la rançon.
Julie: Ah ouin? Combien?
Pat: Tout ce que j'ai en ma possession.
Julie: Ah ouin? Pis si on te demandait de tuer toute ta famille?!
Pat: Ben là!
Julie: Ah! Faut que tu décides. Tu choisis ta *en faisant des guillemets avec les doigts* 'faaaamiiille' ou ta blonde qui t'aime fort...
Pat: Franchement Julie! Pis premièrement, qui c'est qui serait assez fou pour me demander de faire ça pour t'avoir en échange. Ça a pas d'sens!
Julie: C'est parce que c'est des robots. Ils ont pas de sentiments.
Pat: Bon ben si c'est des robots, j'ai juste à les détruire!
Julie: Tu peux pas, ils sont en titanium.
Pat: Je vais les mettre hors d'état de nuir avec un gros aimant.
Julie: Hen hen... le titanium c'est pas magnétique.
Pat: Ben je vais les écraser en leur lançant mon aimant!
Julie: Tu peux pas, c'est des robots géants!
*pause*
Pat: Veux-tu ben m'expliquer pour quossé faire que des robots géants en titanium t'auraient kidnappée et me demanderaient de massacrer ma famille en échange de ta liberté?
Julie: Bah si tu tiens pas assez à moi, ben bonne nuit!

lundi 2 février 2009

Simplicité volontaire

Mireille, mon éternelle collègue de week-end (vous vous rappelez, elle m'amenait des chocolats chauds à 4h00 du mat' lorsque je travaillais de nuit) réussit souvent à me convaincre qu'on serait beaucoup plus heureux si on devenait riches. On s'achète donc occasionnellement des 6/49 quand la cagnotte devient trop grosse pour qu'on crache dessus.

Mireille: Si je gagne le gros lot, j'me fais construire une immense maison. Et j'amène toutes mes soeurs habiter avec nous. On aura au moins 100 acres de terrains. Au moins le 3/4 boisé. Pas sur le bord de l'eau. C'est trop cher pour rien. Je ferais construire une cabane à sucre... Ah pis j'te dis qu'on s'ferait un méchant party. J'amène tout le monde dans le sud. Y s'arrangeront pour leur vacance, mais c'est moi qui paie toute. 1 semaine ou 2 semaines? 1 semaine ça serait en masse, hein?

Pat: Ça dépend quel temps qu'y fait icitte...

Mireille: Pis si on gagne, on donne notre notice tout suite Pat. Y s'arrangeront pour nous remplacer. Pis à part de ça, Ian pourra pas rester fâché ben ben longtemps parce qu'on va l'amener dans l'sud lui aussi.

*Mireille rêve encore un moment à ses millions*

Mireille: Pis toi Pat, quessé tu vas faire avec ton argent?

*Je réfléchis intensément*

Pat: J'vas faire réparer mon muffler, j'pense.

Sincèrement, je crois pas que je serais un grand dépensier. Je serais même un millionaire idéal. Je n'achèterais rien d'extravagant. Je m'arrangerais pour que les gens autour de moi (que j'apprécie) n'aient plus de soucis financiers. Je me trouverais quelque chose d'intéressant pour m'occuper. Étudiant libre? Ce serait jouissif d'assister aux cours puis de se lever et quitter la classe en gambadant dès que le professeur se met à parler d'évaluation et de dissertation. Julie m'a même déjà dit qu'elle continuerait de travailler à son animalerie. Belle façon de faire chier le monde autour. Si je restais chez IBM après avoir gagné, je finirais sans doute par me faire poignarder avec un hexacto. Les gens pauvres sont si aggressifs ;)

Alors, message à l'univers: Je ferais vraiment un très bon gagnant à la lotterie. Et en plus ça réglerait ben des problèmes.

Bon, j'vous laisse, j'vais aller me magasiner une cape en velour pour porter quand je sors faire mes commissions parmi les pauvres!

Je vous rassure, j'écris tout ça pour rire. J'achète un 6/49 de temps en temps avec Mireille seulement pour lui faire plaisir car y a une astrologue qui lui a déjà dit qu'elle gagnerait le gros lot, mais que ce serait avec quelqu'un d'autre. Moi j'veux juste lui rendre service!

dimanche 1 février 2009

Mondialisation

Donnant suite à une fabuleuse idée qu'on m'a donné hier, j'essais de téléphoner un de mes bons chummy.

Chummy: Ouin allo?
Pat: Hey! C'est moé. Ca va?
Chummy: Ouais. Toé?
Pat: Ca va ca va... T'es-tu en ville?
Chummy: J'suis au Texas.
Pat: Ah... cool... *silence* facque tu peux pas venir déjeuner à matin?
Chummy: Le 10 février c'est-tu correct?
Pat: Ok, bye...

*Je raccroche*

Julie: Érick est où?
Pat: Au Texas...
*crounch crounch de céréales*
Julie: Quossé qu'y niaise là encore...

samedi 31 janvier 2009

Se faire piler dessus

Une amie virtuelle m'a récemment suggérer que je me laissais gaiement piler dessus.

J'y repense et elle a raison.

Parfois j'en ai marre d'être gentil avec tout le monde. Je repense à un conflit que j'ai eu récemment et c'est vrai que j'en ai pris large en maudit. En ayant en tête de trouver une solution pacifique au litige, j'ai pratiquement rampé comme un minable petit ver de terre.

Mais ça s'arrête aujourd'hui, c'est moi qui vous l'dis!

Si t'as besoin de mon aide, arrange-toé ciboire!

Si tu m'écoeures avec tes niaiseries, ben farme ta yeule!

Si tu m'tappes sur les nerfs, ben décâlisse mon pourri!

Si... ah pis fuck you!

Ça sera pas beau à voir. J'vas vous retourner de bord assez vite. Z'etes mieux de feeler doux avec moi. J'vous aurai avertis. 'On pouvait pas savoir, Pat, on lit pas ton blog' M'en câlisse! J'vous ai avertis pareil!

Sans blague, j'ai vraiment l'intention de mettre cette nouvelle philosophie en application.*

J'ai hâte de vous raconter ce que ça va avoir donné.


*Avec exceptions suivantes: Mon boss, Julie, meuman

les mots

J'ai beaucoup plus de facilité à écrire des dialogues que des narrations dans mes histoires. Il me semble que mes mots, quand je décris, sont maladroits. Il me semble que ma narration est garrochée. On dirait que je prends toute sorte de raccourcis. On voit les fils.

Et quand j'essais d'en 'beurrer plus épais', j'ennuis. Je nois le poisson. Je perd le fil. J'étouffe la petite flamme qu'il y a derrière mes idées.

Je ne sais plus à quel temps de verbe écrire. Si j'essais de narrer au passé, je m'égare. Je ne sais plus comment formuler pour que ça reste dynamique et je crains de devoir utiliser le plus-que-parfait du subjonctif ou je ne-sais-quoi-encore à l'indicatif-truc-muche.

Si j'écris au présent, on dirait une petite contine pour enfant. On n'y crois pas et ça devient pathétique.

En abusant d'effort et de patience, si par bonheur je réussis à écrire quelques pages, je me relis puis je m'exclame: 'Mais bon sang! Qui parle?'

Et alors j'essais d'écrire au 'je' et ça devient encore plus pénible.

Mais quand je m'en tiens au dialogue... tout coule paisiblement... et dans le bon sens en plus... et je peux écrire et écrire sans arrêt... et me relire et il me semble que rien ne sonne faux à mes oreilles...

jeudi 22 janvier 2009

Pat se fait un smoothie


Voici ce qui arrive quand je décide de me faire un smoothie...

Note à moi-même: débrancher le blender avant d'essayer d'enlever le contenant. Surtout si j'ai l'intention de peser sur le piton qui actionne le blender...

lundi 19 janvier 2009

Training Day One

Je fais de la boxe depuis environ le mois d'aout. C'est une excellente façon de se tenir en forme. Je vous rassure, je ne risque pas d'abîmer mon beau visage angélique car on ne fait pas de combat. C'est un cours qui enseigne les techniques seulement. De toute façon, payer pour me faire donner des tappes su'a yeule, ça m'intéresse pas trop.

À peu près au même moment, j'ai commencé à m'entraîner avec un de mes chums. Seulement, en raison de ses obligations familiales et de mon horaire restreint (c'est que je travaille 3 jours/semaines, moi monsieur!), on ne s'entraîne que les mercredi et jeudi. 

Et une semaine avant Noël, on a tout arrêté. Trop occupé. Et puis le gym de RickyBoxe aussi était fermé pour le temps des fêtes. Et puis je suis tombé malade. Et Julie aussi. Et on a commencé à ne plus faire l'épicerie. Et j'ai commencé (continué?) à mal manger. 

Toujours est-il que, de retour au boulot, un de mes bons collègues (un vieil irlandais baveux) m'a fait la remarque suivante: "What happened Pat? It seems like you have shrinked." (Que s'est-il donc passé Patrice? On dirait que tu as rappetissé?)

Ça m'a fait réaliser qu'il fallait que je me reprenne en main...
Je vais donc poster régulièrement ici des informations concernant la progression de mon entraînement afin de m'exposer aux cruelles critiques anonymes que j'espère recevoir de votre part.

Sincèrement,
Pat