lundi 7 novembre 2011

Un milliard de mots

Comme vous savez, ma troisième place au concours Les Milles Mots de l'Ermite m'a rapporté, en plus de la gloire et de la célébrité, un tas de prix: trois bouquins (un délicieux, un surprenant et un sympa) et un shooting professionnel.

Patrick étant booké jusqu'en novembre *, c'est samedi dernier que j'ai eu l'occasion de me prévaloir duplus gros gain que j'ai remporté grâce à Tiède et un brin diffus.

J'ai traîné Copine avec moi pour 1-m'empêcher de m'égarer dans le métro et 2-veiller à ce que je n'échoue pas en chemin dans une bouquinerie du Plateau et que je rate mon rendez-vous.

Nous avons facilement trouvé le Studio Humanoid (avec 40 minutes d'avance sur notre horaire, nous avons donc trottiné aux alentours, faisant deux fois le tour du bloc sous le joyeux soleil de novembre avant d'oser appuyer sur la sonnette), et, tout de suite, Patrick nous a fait sentir à l'aise, Copine et moi. Nous arrivions chez un professionnel, nous débarquions chez un ami, nous nous faufilions dans l'antre d'un passionné.

J'ai aussitôt retiré tous mes vêtements * et nous avons pris quelques clichés, Patrick me guidant avec patience à travers chaque étape, corrigeant mes rares défauts et accentuant mes nombreux atouts. Après une trentaine de minutes d'efforts surhumains (ouf! c'est essoufflant poser!), Patrick, Copine et moi nous sommes penchés sur les photos prises et les avons analysées (non sans une certaine cruauté) afin de déterminer où porter l'effort de guerre.

Quelques clics plus tard, j'avais suffisamment de matériel pour mettre ma face sur le derrière de mon roman.
Basse résolution et non-retouchée
Pendant que Patrick joue avec ses trépieds, ses ampoules et ses paravents, j'en profite pour le questionner. Je lui parle de l'éclairage, lui demande ceci et cela (vous me connaissez, la passion me passionne).

Et Patrick me dit...

La lumière, c'est un langage qui possède un milliard de mots...
Bah voilà. Maintenant vous savez. Patrick Lemay, photographe, fils de Lucille, c'est un vrai. Un vrai de vrai.

Ça se voit.

***

Nous avions aussi envie d'essayer autre chose. Dans mon e-mail, je demandais à Patrick si c'était possible de prendre quelques clichés différents. Je voulais un quelque chose de plus sinistre, de plus dur. Pour le plaisir. Parce que j'aime le contraste. Parce que j'aimerais bien mettre une photo de ce genre sur un livre au ton plus humoristique...

Bref...

On en a prise quelques-unes comme ça où j'ai l'air d'un tueur!

***

Superbe journée, donc! Et, surprise! (écoutez ça, Audrey et Édith), je ne me suis même pas perdu pour retrouver l'autoroute en sortant du métro de Longueuil! *

Prochaine activité littéraire: SLM et Blogo-get-together!

Entre temps... correction!

***

Mensonge-o-rama!
Nouvelle fonctionnalité de ce blogue! Découvrez quels mensonges se cachent derrière les histoires de Patrice!


Quelle horrible vérité Patrice tente-t-il de dissimuler?


1-*Patrick étant booké jusqu'en novembre*
A-Est-ce que Patrice faisait sa diva et se laissait désirer?
B- Ou a-t-il traîné tout l'été et toujours remis à plus tard pour des motifs discutables?


2-*J'ai aussitôt retiré tous mes vêtements et...*
A-Franchement... Trop facile. Points bonis pour tout le monde.


3-*je ne me suis même pas perdu pour retrouver l'autoroute en sortant du métro de Longueuil!*
Mais oui, Pat... c'est sûr...
A-Parce qu'il avait son GPS (et qu'il en suivait les indications, pour une fois)
B-Parce que Copine était avec lui et palliait à son sens de l'observation défaillant.

dimanche 6 novembre 2011

Chantier

Chers lecteurs, je suis envahi d'une grande confusion.

Ce matin, vers 6h00 (ou 5h00 ou 7h00? je suis confus à ce sujet aussi), je me suis installé devant mon ordinateur portable, un grand verre de jus d'une main et une toast dégoulinante de beurre de pinotte de l'autre, et je me suis attelé à la correction d'Averia 2.

Et... J'avoue que ce sentiment perdure depuis un moment déjà. Je relis ce manuscrit (auquel je n'ai pratiquement pas touché depuis mars 2010) et je me demande...

Est-ce vraiment moi qui ai écrit ce truc?

Je vous donne un exemple. Ce matin, voici ce que j'ai trouvé en ouverture de scène:

«J'étais dans le corridor de l'hôpital avec mon père. Nous marchions vers la chambre de Myr tout en évitant les infirmières et les médecins qui se pressaient dans les passages étroits.»

Alors que je me souvenais plutôt avoir rédigé quelque chose comme...
«Les corridors encombrés de l'hôpital dégageaient une forte odeur de désinfectant. Une odeur persistante, chimique, qui me rendait inévitablement mal à l’aise. Nous marchions, mon père et moi, vers la chambre de Myr tout en évitant les infirmières et les médecins qui se pressaient dans les passages étroits. L’état des lieux laissait croire que l’établissement subissait un siège. Des chariots couverts de pansements, de gants, de gazes et d’outils métallique s’entassaient entre les civières qu’on avait parquées devant les murs, ne libérant qu’un mince filet pour circuler. Surmontant mon aversion pour...» 

Hypothèse 1 : Pendant les nombreuses réécritures d'Averia 1, je me suis bêtement mis à idéaliser le manuscrit qui patientait dans mes carnets électroniques. J'ai oublié les difficultés, les maladresses de mes débuts. Je lis et je sens la hâte, l'envie de passer directement aux scènes de conflits, d'épreuves, sans prendre le temps de m'attarder aux détails et à ce qui mène à ces morceaux d'histoire. Sans prendre le temps de construire l'ambiance.

Je crois que je tournais les pages de mon vieux manuscrit en m'attendant à y trouver les leçons que j'ai apprises depuis.

Ou...

Hypothèse 2 : Je suis victime de sabotage!!

***

Dans un autre ordre d'idées, mes traits ont été immortalisés hier, figés sur pixel par l'oeil d'un maître, le photographe Patrick Lemay.

Vous en saurez plus bientôt.

mercredi 26 octobre 2011

Besoin de conseils chez l'Avis d'Expulsion

Les courriels s'échangent, chers lecteurs, au sujet de la couverture. C'est excitant!! Soyez assurés que je me suis fait un plaisir d'ensevelir l'artiste qui immortalisera mes bouquins des dessins que Copine et moi avons faits depuis 2009 (oui, lui ai même envoyé ceux que j'ai réalisés avec Paint, il y a deux ans. je suis SÛR qu'il est très impressionné par mon talent ;))

***

Oups, l'éditeur aimerait maintenant que je lui écrive:

  1. une courte bio
  2. le résumé de mes romans
Bon... je sais que le sujet a déjà été visité ailleurs (chez Sylvie et chez Gen, je suis pas mal sûr), mais j'aurais tout de même besoin d'un coup de main. Qu'est-ce que vous voulez voir dans une bio de 15 à 25 lignes (exigence de l'éditeur)?

Prenez en note que je n'ai pas grand chose à dire sur mes études. J'ai mon DEC en sciences humaines et un BACC en enseignement abandonné à mi-chemin.

Mon parcours professionnel n'est pas très rocambolesque non plus. J'ai cumulé deux jobs dans ma vie : le zoo de Granby et un poste dans le département d'importation d'une multinationale de microélectronique (essentiellement le même entourage qu'au zoo).

Qu'est-ce qui reste à dire?? Sur quel ton?

Bref, j'en appelle à la grande Blogo-Sagesse qui vous anime, amis de la toile.

***

Hum! Et les résumés? 

Les résumés d'Averia 1 et de Tharisia 1 que vous trouvez au-dessus vous conviennent-ils? Qu'en pensez-vous?

mardi 25 octobre 2011

(...) partie 1

Je dois t'avouer qu'après tout ce temps, j'ai parfois l'impression que ce n'était qu'un rêve. J'en ai presque la certitude, en fait. Il faut que j'aie imaginé ça, non?

(...)

Avec les années, tout me paraît de plus en plus improbable. Les saisons ont étouffé les détails, ont avalé les contours de mes souvenirs. Mon regard se porte sur ce que j'ai vécu et ça me semble si lointain. Comme si c'était arrivé à quelqu'un d'autre. Comme si on m'avait raconté une histoire si terrifiante que mes neurones s'en étaient emparées. Ou plutôt comme si l'histoire elle-même s'était emparée de moi.

(...) 

Enfin, ne t'imagine pas que je traîne toujours cette peur avec moi. Non, je t'assure. La plupart du temps, je ne me rappelle rien, je ne pense pas à ça. Ça me paraît idiot. Enfantin, même.

Mais... parfois... il ne suffit pas de grand chose pour raviver cette chose. Cette trouille, cette angoisse viscérale qui m'agrippe, me saisit, qui ne me quitte plus. 

Juste de te le raconter, ...
(...)

dimanche 23 octobre 2011

Correspondance (2) **aucun lien avec l'ancien billet**

Cher Patrice,
Ouais ouais, tu viens d'envoyer Averia et Tharisia chez l'éditeur. Il était temps, si tu veux notre avis. Oh, et ne prends pas ces airs de misérable auteur déchiré a qui on arrache ses précieux manuscrits. De 1- t'es seul dans la maison et les chats se fichent bien de tes fausses larmes. De 2- personne ne te force la main. Tu es arrivé au bout du processus et tu l'assumes.
Bon, maintenant jette un oeil autour de toi (au sens figuré, par pitié). Y a les feuilles dehors. Elles se mettront pas en tas toutes seules. Y a les vélos aussi. Tu comptes les laisser poireauter longtemps, à la merci des intempéries? Sinon, n'oublie pas non plus la vaisselle empilée sur le comptoir et le plancher couvert de poussière. C'est normal, tu crois, que ton chien éternue dès qu'il pose la patte par terre?
Dans tous les cas, essaie de faire autre chose un moment. N'ouvre pas tes notes pour les derniers chapitres de ta série. N'entame pas le chantier d'Averia 2 avant de t'être changer les idées et ...
Oh et puis à quoi bon!
Au moment-même où nous t'écrivons ces lignes, tu nous diriges vers ton manuscrit. Tu le survoles en trépignant d'impatience. Tu vas nous coller encore à ce maudit écran, si je comprends bien. Pas l'intention d'abandonner, non?
Une petite pause, ça nous ferait du bien à nous aussi, tu sais?
Sincèrement,
tes yeux

***

Chers yeux,
Haha! Cause toujours, quenoeil.
Vous êtes bruns, rougis et moches. Je suis vive, toute pétillante et jolie.
amitié,
Averia 2

mardi 18 octobre 2011

Je triche

J'ai triché :)

J'ai terminé ce soir de réviser Tharisia. Plus qu'un petit détail à régler and it's a wrap pour celui-ci.

Au lieu, comme l'exige ma discipline de fer, de m'attaquer aussitôt aux corrections finales d'Averia, je me suis amusé à rédiger les remerciements qui figureront à la fin de mes romans.

Pour m'inspirer, j'suis allé zyeuter les dernières pages des bouquins entassés dans ma bibliothèque (et les nombreux autres livres dispersés un peu partout dans la maison).

Hum... Il y a de la variété dans le style, la forme et le fond.

En ce qui me concerne, je crois avoir trouvé le bon dosage. Je transmets les accolades, de façon personnelle et dans mon style habituel, aux individus concernés, mais sans que ce soit trop hermétique. Pour laisser aux lecteurs une porte d'entrée, une fenêtre vers ce qui se passe derrière le bouquin.

***

Vous croyez que ce serait une bonne occasion d'aller chercher des commanditaires?

Merci aux restaurants Subway de m'avoir sustenter pour 6g de gras ou moins pendant la rédaction de ce roman.

vendredi 14 octobre 2011

Pluie

Il pleut.

Je sors.

Quand même.

***

Les corrections d'Averia et de Tharisia sont terminées.

Il me reste une bonne relecture à faire pour chacun.

Puis, en théorie, that's it. Je n'y touche plus. Jamais.

Ouch.

***

J'suis tout trempe.

La boîte aux lettres est vide.

Mes yeux me supplient de rester encore un peu à la noirceur.

Devant chez moi, les chats scrutent l'obscurité à ma recherche.

«Il a pas oublié de nous nourrir, toujours?»

***

Les doutes, chers lecteurs, que je m'étais promis de garder pour moi, m'assaillent.

Mais chut!

Que ça reste entre nous.