dimanche 17 avril 2016

Un week-end au Salon International du Livre de Québec!

Un autre beau week-end!

À revenir du salon le porte-feuille vide, mais les bras plein de livres.

Les batteries à plat, mais la tête pleine d'idées.

En overdose de contacts humains, mais avec l'envie de recommencer encore demain.

Avec une extinction de voix, mais avec encore tant de choses à dire.

***

Pour moi, le printemps commence toujours avec le Salon du Livre de Québec.

Ça me frappe toujours rendu là.

Comme dimanche matin. 

Alors que je descendais la rue je sais pas quoi, celle qui ressemble plus à un précipice qu'à une artère. Y avait le gros soleil, l'air était frais avec la promesse de devenir chaud et réconfortant dans l'heure qui suit. Je descendais la rue et je croise Steve, un ami auteur qui lui escalade le chemin.

- Hé, Pat! Le Salon du livre, c'est par en haut! Tu t'en vas dans la mauvaise direction! Hahaha!

Et paf! 

Voilà, c'est le printemps. 

Dans le sourire de cet ami, dans la joie de marcher dehors, de croiser quelqu'un de bonne humeur en allant se chercher une galette d'avoine au dépanneur avant d'entamer une autre journée au Salon du Livre. En échangeant quelques blagues, avant de se séparer pour mieux se revoir dans la fourmilière du centre des congrès.

Et c'est le printemps sur le chemin du retour, dans la voiture, la radio dans le tapis, à chanter, à me remémorer les rencontres du week-end, à jongler avec les projets, les idées, les promesses.

Messemble qu'à Québec, j'ai l'printemps qui m'chauffe la couenne...

Merci, lecteurs, merci, amis! Vous kickstartez ma saison de belle façon!

***

Sur ce... PHOTOS!!!



De quoi ai-je besoin pour le Salon du Livre? De mon chapeau et de mes signets! Rien d'autre!
(chapeau que j'ai ensuite oublié dans l'auto... ce qui m'a valu des questions d'à peu près TOUT LE MONDE!)

Ah! Et de mon fidèle GPS, évidemment!

Thierry et Miro documentent leur défi de ne plus jamais aller chez la coiffeuse.

Stéphan et Benjamin, un exemple de professionnalisme et de sérieux.

Le marathon de séances de signature de Christian est commandité par les ptites barres!

«Je vais faire une moitié de face, comme Averia!» nous dit Maude.

«Non, attends, ça c'est une face Averia!» renchérit-elle, sans une once de malice...

Martin Daneau et sa cruelle garde rapprochée

«Ah... y a encore des batteries dans ce kodak-là...»

Marie-Eve, qui m'assure sourire tout autant en martyrisant ses personnages sur papier

Elisabeth texte: «Qui est le meilleur Bestseller, Kaïsha ou Averia?»

«FUUUUU...»

Aude chasse les moustiques

Élodie, mélancolique. Aude, pétillante. Marie-Eve, franchement!

Elodie se commande deux bières

BFF!

Aude aussi veut des amies!

Marie-Chantal et moi discutons tandis qu'Elodie se commande deux autres bières

Amélie, avec qui on se planifie un quelque chose au mois d'août, on sait pas trop quand encore

Simon Rousseau, que j'ai enfin eu le plaisir de rencontrer
(et qui, comme plusieurs avant lui, se mérite une période de sursis avant que je ne l'écoeure sur ce blogue)

Karine, qui se mérite un autre sursis, car je suis trop timide pour la tourner en dérision elle aussi!

Sonia s'évade, le temps d'une berceuse

«Où est ton chapeau?»
«Je m'excuse, il est resté dans...»
«OÙ EST TON CHAPEAU?»

Pierre inaugure sa plume BIC

«Je te transmets ce manuscrit, jeune homme. Que ces mots transcendent ces pages et nourrissent ton esprit.»

On ne rigole pas avec les dédicaces, chez Porte-bonheur. Ici, Chantal contrôle la facture de Nadine.

Sylvie (sans araignée [faut suivre un peu!]), Francine et Sonia se réunissent le temps d'une brève étreinte

L'irrésistible Marilou, la charmante Evelyne et le mystérieux Mario Boivin!
(à l'attention de Marilou: *grosse grimace*)

Carl Rocheleau sourit bien sous la pression!

Kim! qui me redonne toujours un boost de joie quand je la croise!

J'te parle pu tant que tu t'es pas excusée, Marie Potvin!
Des licornes... pfff...

Aude: «Faque je lui ai dit Of course je peux écrire 6 livres en même temps!»
Zophie: «I knooow! Y a ben juste Cazeault pour niaiser sur juste un livre à la fois...»

Nycolas Doucet surveille ses ouailles comme un bon père de famille

Jonathan s'initie à l'autoasphyxie littéraire.

Reynolds et Cazeault, les badboys du Salon!

Snackbar chez Raymond...

Le Gobelin suit les conseils de Cynthia Dulude et met ses joues en valeur

«L.P. Sicard, j'ai entendu dire que tu me considérais un peu comme un mentor, une source d'inspiration!»

Steve qui m'assure qu'il n'y a rien de toxique dans sa mixture rose.

Ooooooonh! Des chiens-chiens!

Viens ici, chien-chien!

Geneviève Blouin qui, étonnamment, a réussi à trouver le chemin jusqu'à sa table ;) 

Murielle et Sylvie font un concours de têtes

JoAnn conclue que tout le monde gagne!

Est-ce que c'est... est-ce que c'est une photo d'Elisabeth Tremblay?!?!?

À l'hôtel, je fais un peu de facetime avec mon chien

Beach party en avril!

Yvan se remet du beach party

Fred: «J'passerais ma vie icitte!»
Louis, les dents serrées: «Va-t-en...»

Francesca, floue et en coup de vent!

Catherine, la vraie matricule 728!

Dans un accès de colère, Sebastien assassine son oeuvre!

La carte du câlin! Si on la reçoit...

On se fait un câlin!

Hé... où est votre carte du câlin?!? Arrêtez ça!

Dominic a une pile de cartes câlin en réserve et ne s'en prive pas pour soutirer l'affection de Guy!

Des fois, quand je pars du salon, je me sens comme un oreo écrasé à côté de la pompe à gaz...

C'est là que t'étais, maudit chapeau! 

De retour à la maison, accueilli par mon fidèle cabot

et par mon fils, le Prince des Hommes

«Tu m'as ramené QUOI?»

«Un LIVRE!!!»

C'est beau pareil, la lecture...

lundi 21 mars 2016

Pour me délier les neurones

Quand j'étais ti-cul, je dessinais tous les jours (lire, dessiner, jouer dehors, jeux vidéos, donjons et dragons ET avoir le temps de m'ennuyer! my god! c'était pas trop compliqué comme vie!).

Et, toujours ti-cul (quoique...), je trippais solide sur Dragon Ball.

En trois ans, j'ai accumulé une soixantaine de dessins tirés de l'oeuvre d'Akira Toriyama.

J'étais rendu pas pire, quand même.

Tenez, je vous présente deux exemples:




En 2000.

J'avais 14 ans!

J'ai égaré quelques dessins depuis, mais j'ai toujours gardé la pile dans mes cartons. Je la consultais à l'occasion, quand je tombais dessus en cherchant autre chose. Je m'amusais de mes maladresses ( y en a des pas mal moins hot que les deux que je vous ai montrés!). Je m'amusais à être fier des plus réussis, à voir l'évolution dans mon trait, dans la justesse de la reproduction des personnages.

C'est une pile, après tout. Une pile de dessins que j'ai fait. C'est du concret. Une parenthèse dans ma vie. Une petite pile de ce qui reste de ma jeunesse. Une pile que j'admire, malgré ses défauts. Comme une pile de livres, dans une moindre mesure. Quand j'avais 14 ans, j'ai fait cette pile de dessins. Quand j'en avais 30, j'ai fait cette pile de livres.

Et... il y a quelques jours...

J'ai recommencé.

J'ai eu envie de dessiner à nouveau. Des Dragon Ball, pourquoi pas? C'est ce que j'aimais à l'époque et j'aime encore ça.

Après une longue pause de 16 ans, j'ai remis un nouveau dessin sur la pile.



Puis un autre.


C'est quand même pas mal.

Et... je sais pas... Je me suis senti tout drôle de remettre un nouveau dessin sur le dessus de la pile. C'est comme si... Je ne sais pas. Comme si je me réconciliais, comme si je remplissais une promesse rompue depuis longtemps. Comme si je reprenais contact avec un vieil ami et retrouvais sans gêne le plaisir que nous avions ensemble.

La pile n'est pas finie.

La parenthèse n'est pas fermée.

J'ai encore des choses à dire, des histoires à raconter, des dessins à gribouiller.

Ça me délie les neurones, ça me dérouille le cerveau.

Et, le plus le plaisant dans tout ça, le plus merveilleux, c'était de dessiner et d'attirer Cédrick à la table sans que j'aie à le lui proposer, le Prince des Hommes en personne, et de le voir noircir une feuille de lignes informes puis d'appeler ça un chat.

Vas-y mon gars, commence une pile toi aussi.

samedi 5 mars 2016

Fièvre mystérieuse et une semaine de retard sur le Salon du Livre de l'Outaouais

Je sais pas si c'est au Salon du Livre que j'ai choppé ça ou si le virus se tapissait déjà quelque part dans mon système, mais une fièvre m'a assommé pendant trois jours avant de se jeter sur le Prince des Hommes et sur ma blonde. Une semaine, déjà, à me saturer d'eau, de jus d'orange et de sirops inutiles. À n'avoir pas le goût de manger quoi que ce soit. À ne pas fermer l'oeil de la nuit. À me réveiller le jour, couvert de sueur. À me déchirer les bronches à force de tousser. À parler comme Batman (en moins intimidant, imaginez la voix de Batman, mais sur une loque humaine). À trembler comme une feuille qu'on matraque au marteau-piqueur. À avoir la tête qui roule, l'équilibre en compote et l'impression d'avoir mangé un bon coup de poing dans chaque oeil.

Tsé, quand envisager d'exister est une corvée?

Bref, je suis fatigué.

Je mets l'emphase: fatigué.

Depuis une semaine (et plus?), je n'ai plus le goût de voir personne. Je n'ai plus envie de ne rien faire. Rien de rien de rien faire. Tout me paraît une montagne. 

J'ai pris du retard sur tout. 

J'ai une entrevue avec une auteure que j'ai laissée en plan depuis... deux mois?

J'ai pas retouché à mon Patreon.

Je regarde mes notes pour mon prochain roman, mon plan, mes quelques milliers de mots et j'ai le goût de tout planter là. Paf, aux vidanges. Fini. Ça me tente pu.

Averia 6? Qui sort en janvier 2017? Pfahahahahaha! 

Zip, babye ça aussi. On n'en parle plus. 

C'est pas qu'on en parlait, remarque...

Laissez-moi être une roche pendant quelques siècles.

C'est pas sujet aux fièvres, les roches, dites? C'est réputé pour leur bon système immunitaire, pas vrai? Une bonne vieille roche. Au fond de l'océan. À regarder la lumière ne pas se rendre jusqu'au fond.

Faudrait que je contacte une roche, voir. Idée de faire un choix éclairé. 

Bon, en attendant, voilà la fournée de photos de mon salon du livre...

***


ma table. vide d'auteur

Daneau qui m'ignore

Benjamin qui veut pas me parler


***

Non...

Non, non, attendez, ça ne fonctionne pas, tout ça.

C'est déprimant ce billet, ma foi! Vous n'êtes pas venu ici pour ça!

Et puis, j'ai eu du plaisir à Gatineau. La route a été bonne. Quelques centaines de kilomètres à écouter de la musique, à chanter à tue-tête (mauvaise idée quand on prévoit devoir utiliser notre voix pour le reste de la fin de semaine), à voir surgir, évidemment, une tout nouvelle idée pour un nouveau roman.

J'y ai vu une foule d'amis. Des collègues en or, des lecteurs fidèles.

Sur le chemin du retour, j'ai ramené Aude et on a failli se perdre en arrêtant mettre de l'essence.

Oui, beaucoup de plaisir.

Allez, on recommence!

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Claude et Martin. Parlez-leur de cocktail, d'hôtel et de couloir. Anecdote savoureuse!

Élodie, expatriée, ne cesse de se faire harceler. Ici, par Sylvie.

Aude, toujours vêtue de la collection Polux 2016

Nadine a presque déjà fini son gin

L.P. qui m'accueille en me disant qu'il est malade depuis une semaine et...
attends une minute...

Danielle et Martin projètent leurs prochaines conquêtes littéraires

Elisabeth, que j'ai réussi à arracher à sa horde de fans

«Y a de quoi de drôle à faire avec ça, j'en suis sûr!» me suis-je dit en prenant la photo.
Ça vient, ça vient!

Mon chum Géro-boy et sa sista! Ça va, l'ami?

Francesca, Tanya et Isa (défi: trouvez un autre auteur sur la photo)

Kimkim ki dit Papat

C'est le party chez les éditions Ada!

Des collègues qui maintiennent de saines distances dans leurs relations

Marie-Chantal et L.P.
J'téléphone à Marie-Chantal pour voir si elle a choppé la fièvre à L.P. elle aussi...

Claude se rappelle avec nostalgie les journées précédentes où j'étais pas là pour l'écoeurer avec mes photos

Sonia a fini le gin à Nadine

Daneau bâtit un pentagramme avec ses livres

Mon habitat

«Oui, Ada? Je suis...ahem... un important acheteur étranger et j'aimerais acheter tous les livres de votre auteur prodige, Martin Daneau. Oui oui, TOUS ses livres. Je trouve que c'est votre meill...»

Madeleine et Yvan, qu'on ne reconnait plus sans blouses blanches!

Benjamin se change en croque-mitaine quand on le photographie!