mercredi 14 novembre 2012

Pré-SLM ( compte-rendu jour 0 )

Comme je serai sans doute plutôt occupé au cours des prochains jours, je n'aurai pas le loisir de composer de passionnants compte-rendus (comme j'ai fait pour Sherbrooke, le mois passé).

À la place, chers lecteurs, je vous parlerai par images!

***

Hier soir, j'ai enfin reçu mes exemplaires d'Averia 3

Oups, non, ça c'est le chat.
Rah... non, encore un chat.

Misère... J'aurais dû laisser Copine déballer mes bouquins...
Bon! Les voilà! (Copine voulait en prendre une dernière avec Bébé dans la boîte, mais je l'ai arrêtée avant...)


Et voilà Marilyn, le modèle derrière la couverture, qui pose fièrement avec son bouquin (je voulais en poster une semblable, mais j'avais peur de souffrir de la comparaison...)





lundi 12 novembre 2012

Mon horaire au Salon du Livre de Montréal (ou, venez voir si je survis à 43 heures de dédicaces)



Mercredi: 17 à 21h

Jeudi: 9 à 12h, 13 à 17h, 18 à 21h

Vendredi: 9 à 12h, 13 à 17h, 18 à 22h

Samedi: 9 à 11h30, 12 à 14h, 16 à 21h

Dimanche: 9 à 12h, 13 à 17h


Si vous passez à 9h du matin, du jeudi au dimanche, il se peut que vous me surpreniez en pyjama ou encore enroulé dans mon sac de couchage. Prière de ne pas m'offrir de café (beurk!), mais j'accepterai volontiers tout chocolat chaud ou verre de jus d'orange fraîchement pressé.


Alors... qui passe me voir?

mardi 6 novembre 2012

Averia tome 3, Myr


Et voilà!

Averia 3 s’est échappé. Aujourd’hui, on l’aurait aperçu chez quelques Renaud-Bray. Demain, il aura probablement envahi d’autres librairies.

Qui sait, après demain, il se sera peut-être glissé chez vous. Vous le feuilletterez, impatients de découvrir ce qui se cache derrière la couverture, derrière le regard de Myr…

Vous imaginer en train de lire me donne le vertige!

Me permettez-vous de vous présenter un peu le manuscrit?

***

Ce troisième tome est né en novembre 2009, sous une tempête de neige.

J’étais épuisé. Complètement vidé par la troisième réécriture du tome 1 (ah! j’ignorais que j’allais le réécrire encore trois fois!).

Je marchais rongé à la fois par les doutes et par le vent glacial (j’aime avoir froid, ça améliore la conductivité de mes neurones). Je venais d’envoyer des bouteilles à la mer tout en sachant qu’Averia 1 n’était pas au point. J’espérais qu’un éditeur aventureux repêche mon manuscrit en haute mer, le lise et me dise «écoute mon gars, on te fait confiance. viens, on va t’aider avec ton truc».

En attendant, je voulais continuer à écrire. Je souhaitais poursuivre mon chemin, trouver le moyen de m’améliorer. Je voulais aller plus loin, plonger plus profondément.

Mais j’avais peur que les idées ne viennent plus. Que ma tête reste vide. Que le courant électrique qui m’avait traversé pendant quelques mois ne se manifeste plus jamais.

Puis, sur un chemin qui ne mène nulle part, assailli par les flocons qui tombaient par milliers (le genre qui pince la peau), j’ai compris où j’irais chercher mes idées.

Dans ma tête, il y avait Myr. Elle portait maintenant un foulard rouge rebelle (expression empruntée à Patrick Lemay), mais était différente. Ce qu’elle avait vécu l’avait changé. Derrière son regard, je devinais une idée fiévreuse, un combat qu’elle livrait contre elle-même.

Je suis retourné chez moi en vitesse, les joues rouges et le souffle court. En quelques minutes, j’ai lancé tout un tas de notes sur trois minuscules pages avant d’entreprendre la rédaction de cette suite aux épreuves que vivraient Seki et Myr.

J’ai tout bouclé en un peu moins que quatre mois. Quatre mois enflammés où j’écrivais parfois plus de dix heures par jour.

Ce bouquin-ci n’est pas parfait, évidemment. Mais c’est le plus ressenti, le plus passionné que j’aie écrit jusqu’à maintenant. Le plus personnel. Le plus magique, dans sa confection.

C’est le roman qui m’a fait comprendre.

photo de couverture: Patrick Lemay

***

...

...

J'ai si hâte de savoir ce que vous en pensez!

mardi 30 octobre 2012

Finaliste?!?

Oh, lecteurs, j'ai oublié de vous en glisser un mot ici...

Averia tome 1 a été sélectionné comme finaliste au Prix jeunesse des univers parallèles.

C'est, vous le devinez, une nouvelle qui continue de me renverser.

Des jeunes du premier cycle du secondaire liront Averia. C'est plus fou que tout ce que je pouvais imaginer...

dimanche 28 octobre 2012

1Q84, d'Haruki Murakami (mise à jour de ma critique)


1Q84
1Q84 (mise à jour de ma critique)

Bon… un an plus tard, je mets à jour ma critique d’1Q84, par Haruki Murakami (oui, je réfléchis longtemps sur un texte, parfois).

Faut dire que 1- je ne suis pas très habile pour rédiger des critiques, 2- la version que j’ai lue regroupe les trois volumes parus au Japon, ça faisait donc plus de mille pages à digérer et 3- quelque chose clochait…

Ça m’a pris un an à m’en rendre compte et un commentaire sur Goodreads pour m’ouvrir les yeux.

Pour remettre les choses en perspective, je vous re-résume le roman.

Le bouquin s’ouvre sur Aomame, jeune japonaise qui agit à titre d’assassin, envoyée, de toute évidence, pour éliminer des hommes qui commettent des actes de violence envers des femmes.

Prisonnière du trafic sur l’autoroute alors qu’elle est en route pour exécuter une cible, elle choisit de quitter son taxi afin d’emprunter une voie d’urgence, ignorant les avertissements de son chauffeur, qui lui prédis que, lorsqu’on s’engage dans un chemin inusité, lorsqu’on effectue un pas de côté pour choisir un chemin qui sort de l’ordinaire, la réalité qu’on connaissait jusqu’alors peut prendre une apparence qu’on ne reconnaît plus. (ouf, c’est une longue phrase, ça!)

Aomame quitte donc, sans le réaliser son monde pour pénétrer celui d’1Q84, un monde pareil au nôtre mais aux différences subtiles (il y a deux lunes dans le ciel, par exemple, mais, oh, je ne vous expliquerai pas tout non plus!).

En parallèle, on suit le récit de Tengo, un auteur qui, sur les conseils de son éditeur un tantinet louche, accepte d’agir comme ghostwriter afin de réécrire le manuscrit d’une jeune étudiante qui raconte l’histoire d’un monde étrange. Celui, on le comprendra, d’1Q84 (où deux lunes traversent le ciel étoilé et où un peuple invisible se fraie un chemin à travers la gorge d’une chèvre morte, mais, oh, je ne vous expliquerai pas tout non plus!).

***

1Q84 semble s’intéresser aux abus faits aux femmes. Si on cumule ce qui se rapporte à ce thème, on obtient : un manuscrit qui ne peut être publié par une jeune écrivaine de 16 ans, il faut l’intervention d’un homme pour que le bouquin soit un succès, une policière reléguée aux contraventions de stationnement en raison de son sexe, policière qui finira brutalement assassinée au terme d’ébats avec un inconnu, une amie d’enfance poussée au suicide par la violence psychologique d’un mari étouffant, une tenancière qui héberge des femmes battues après que sa propre fille ait subi un sort semblable, un chef de culte qui abuse physiquement de jeunes filles pour entretenir son lien avec l’étrange peuple mentionné plus haut, …

Aomame semble être un personnage créer pour répondre à cette violence, pour redresser les torts. Elle est forte, solide, indépendante… et assassine ses cibles de manière efficace et expéditive…

Mais, dans la deuxième partie du livre, l’auteur s’efforce de la dégriffer, de lui limer les crocs et de l’étouffer lentement… lentement… pendant 500 pages…

Après son contact avec le chef religieux, elle doit fuir le courroux des membres de la secte…

… et se cache dans un appartement dans lequel elle se barricade pendant des semaines… parce qu’elle porte désormais l’enfant de Tengo (je ne vous expliquerai pas pourquoi). Tengo qu’elle n’a pas revu depuis vingt ans.

C’est là que ça se corse et c’est là que je me fâche.

Aomame, personnage fort et indépendant, s’enlise, renonce à sa liberté, s’immobilise et attend pendant 500 pages qu’un homme vienne la délivrer.

Pire encore, c’est Tengo, qui s’est mis à écrire sa propre histoire dans le monde d’1Q84, qui l’enchaîne ainsi (mais bon, c’est mon interprétation), qui fantasme sur la gamine qu’il avait rencontrée à l’école il y a vingt ans, qui s’imagine que, comme lui, elle garde un souvenir brûlant de leur unique rencontre

C’est ce qui me choque.

Un personnage féminin, en lutte contre les abus, se résigne, s’abandonne au sort de Tengo, lui voue un amour incompréhensible et attend qu’il la libère de sa prison… C’est enrageant, quand on y pense comme il faut, surtout compte tenu de la personnalité qu’on nous présente pendant la première moitié du livre.

Voilà le détail qui coche, qui détonne, qui me creuse la tête depuis un an.

C’est dit!

Merci! 

samedi 27 octobre 2012

84 000 000

Une petite partie de la galaxie, gracieuseté du European Southern Observatory.

Je n'ai pas de mots.

(À l'exception de ceux-ci: vous pouvez zoomer avec la roulette de la souris! Laissez le temps à l'image de télécharger, ça vaut la peine)

jeudi 25 octobre 2012

Un champ vide la nuit

Ouf!

Ça fait du bien de prendre l'air. De filer en douce tandis que la petite famille ronfle et d'errer sous la nuit. Je goûte à nouveau au plaisir de marcher, de vagabonder avec de la musique dans les oreilles jusqu'à ce que mes pas me guident jusque dans mon roman.

Ce soir, en plus, j'avais un morceau de lune pour m'accompagner. Elle jetait un peu de lumière sur mon chemin, alors j'ai pu m'aventurer un peu plus loin, là où les lampadaires n'éclairent pas.

J'ai longé le grand champ de je-ne-sais-quoi, seul au monde, avec ma respiration, ma musique, mes étoiles, mes histoires.

***

C'est tout.

Je n'ai rien d'autre à raconter.

Je n'ai pas été secoué par de grandes révélations.

J'ai seulement posé les yeux sur un grand champ vide, sous un ciel violet, couvert d'herbes grises. Une texture sombre dans l'obscurité.

J'en ai profité pour écrire quelques pages dans ma tête.

***

Hum...

Maintenant que j'y pense... J'espère que le «loup» que j'ai croisé au printemps dernier ne rôde plus dans les parages...

Quoique ça ferait une bonne histoire!